Canaries : 14 pays veulent enrayer "l’immigration clandestine"

20 juin 2006

Quatorze pays européens ont défini mardi un plan pour enrayer la vague d’immigration illégale qui déferle des côtes africaines sur les îles Canaries. Un centre de coordination sera installé à Ténérife, a indiqué le ministère espagnol de l’Intérieur.

La création de ce centre sur l’île espagnole a été décidée par les représentants des pays participants : Espagne, Danemark, Estonie, Allemagne, Finlande, France, Italie, Grèce, Pologne, Portugal, Norvège, Grande-Bretagne, Autriche et Pays-Bas.

En principe, il est prévu de déployer quatre embarcations, un avion et un hélicoptère qui patrouilleront "principalement les côtes du Sénégal
et de la Mauritanie
", selon le ministère espagnol. L’opération sera coordonnée par Frontex, l’agence européenne des frontières, dirigée par l’Espagne et co-financée par les pays participants. L’agence Frontex apportera au moins 1,3 million d’euros, selon le communiqué espagnol, qui indique que les pays participants ont décidé de créer un réseau de
contacts.

A la suite du renforcement en 2005 de la surveillance hispano-marocaine dans le sud de l’Espagne et au Maroc, les immigrants africains ont changé de parcours pour tenter de gagner l’Europe et passent par l’archipel des Canaries, en face des côtes africaines. Depuis le début de l’année 2006, plus de 10000 émigrants clandestins sont arrivés aux Canaries par
mer, soit plus que le record de 9929 arrivées illégales enregistrées en 2002.