RFI
| 11 juin 2007 |
Malte souhaite que les Européens partagent l’accueil de ces immigrants, mais il est peu probable que les ministres de l’Intérieur de l’Union, réunis ce mardi à Luxembourg, se laissent convaincre.
Il y a eu l’affaire de ce chalutier espagnol, il y a eu ces photos d’immigrants qui pour ne pas mourir noyés s’accrochent à des cages d’élevage de thon, et puis tous ces anonymes, des dizaines, qui sont morts pour avoir tenté de passer de la Libye à l’Europe par la mer.
Malte fait valoir que ces immigrants, qui arrivent pour la plupart d’Afrique, se trouvent en zone de sauvetage libyenne, et que sa responsabilité n’est donc pas engagée. Mais pour mettre fin aux critiques, Malte propose que le sauvetage en haute mer soit partagé, comme la prise en charge de ces clandestins dont elle n’est pas juridiquement responsable.
Reste que si les Européens s’accordent sur la nécessité morale de ces sauvetages, la question du financement est plus problématique. Il va pourtant falloir trancher cette question du partage des responsabilités, d’autant qu’à la fin du mois, Frontex, l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, lance une nouvelle opération de surveillance en Méditerranée. Là encore, cinq pays ont promis du matériel, qui se fait attendre.