| publié le décembre 2007 |
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En France, dans deux centres de rétention (l’un des modèles de camps
d’étrangers en France) de la région parisienne, un fort mouvement de
protestation a éclaté depuis le 20 décembre 2007. Des étrangers se
sont mis en grève de la faim pour tenter d’alerter l’opinion sur les
conditions de leur détention, qu’ils jugent "indignes et arbitraires".
Certains d’entre eux ont même rédigé un "cahier de doléances" (voir
ci-après) dans lequel ils se plaignent du manque d’hygiène, du
sentiment d’être "traités comme du bétail", de "fouilles humiliantes"
etc... Ce document a notamment été envoyé aux consulats de leurs
pays d’origine.
La police est intervenue avec brutalité
C’est la première fois qu’un mouvement de ce type reçoit un tel écho
en France. Le sujet fait l’actualité des principaux média (presse
écrite et audiovisuelle).
Voir par exemple un extrait du journal télévisé du 31 décembre sur la
chaîne qui a la plus large audience
QUOTE
Une manifestation de soutien aux étrangers retenus a eu lieu le 31
décembre. Deux autres sont prévues à Paris le 3 et le 5 janvier. Les
associations qui appellent à ces manifestations invitent à se
mobiliser contre le projet de directive européenne sur le "retour"
des étrangers en situation irrégulière qui prévoit une durée de
détention des étrangers pouvant aller jusqu’à 18 mois. Une pétition
contre cette "directive de la honte" a été lancée début novembre
2007, qui a déjà recueilli plus de 20 000 signatures
UNQUOTE
Voici les principaux extraits du courrier adressé par les étrangers du centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) aux consuls des pays dont ils sont originaires.
« Madame, Monsieur, (...) Nous sommes tous retenus par défaut de papiers en règle, ce que nous ne contestons pas. Mais (...) nous aimerions vraiment vous sensibiliser sur le fait que la plupart de ces personnes qui seront rapatriées avec votre concours sont des responsables de famille qui travaillent, payent des impôts, ont des fiches de paye, tout en subvenant aux besoins des leurs qui se trouvent ici et dans leur pays d’origine. Nous sommes tristes de constater que certains laissez-passer sont accordés assez facilement sans tenir compte de la situation du détenu et de son avis, ce qui entraîne une séparation brutale des familles avec des conséquences désastreuses (...).
Nous avons beaucoup plus confiance en vous contre les agissements injustes et humiliants de l’administration française qui bafoue les droits de l’homme.
C’est pour cette raison que, toutes nationalités confondues, nous avons décidé de vous faire part de nos doléances.
voir les sites
du 9ème collectif
du Réseau Education sans frontières
sur Rue89 un article avec des témoignages audio "L’enfer" des centres de rétention fait débat