rôle des Parlements dans la gestion de l’émigration en Afrique de l’Ouest

IV ème session extraordinaire du CIP- UEMOA/ CICB

Honorables Parlementaires ; Mesdames et Messieurs ; Cher(e)s invités et participants

Ce Séminaire sur le rôle des PARLEMENTS dans la gestion de l’émigration en Afrique de l’ouest nous offre l’occasion du souvenir des objectifs nobles et fraternelles de nos pères et brillants hommes d’états qui ont senti très tôt le besoin et la force de l’union de tous les africains ; en créant des regroupements sous régionaux et continentaux tels que l’OUA aujourd’hui UA, la CDEAO, la CEMAC, l’ UMOA pour mieux faire cohabiter les peuples sous l’objectif de la GRANDEUR et du DEVELOPPEMENT et faire partager aux communautés qui la composent les fruits du travail des hommes et femmes qui en sont la valeur. Les populations n’étant séparées que par un trait de Frontière, l’interpénétration des familles à maintenu des liens solides entre les voisins.

L’AME (association malienne des expulsés) dés la création en 1996 a inclus cette dimension transnationale de notre vécu quotidien, notre vie africaine dans laquelle nous sommes tous les mêmes avant d’être chacun d’un endroit.

Nous sommes tous émigrants, migrants, immigrés et avons tous entendu parler des rapatriés ou refoulés d’un pays africain vers un autre. Chaque fois dans des conditions de détresse.

Chaque immigré-résident qui est expulsé d’un pays africain s’est posé la question du pourquoi Des Maliens sont cités parmi les expulsés et refoulés d’autres horizons ; alors que ce Pays n’a jamais été citée pour un cas d’expulsion ou de refoulement. Nous connaissons la Douleur et la déchirure d’un Non-intégré en retour forcé venant d’un autre pays ; surtout AFRICAIN.

La caractéristique du communautaire à l’AME est que nous avons tous vécu dans un autre pays, notamment dans les pays de la sous région jusqu’en Zambie et autres Angola, Congo.

Le temps vécu dans un autre pays (malgré les turbulences de la cohabitation et des malaises de l’intégration) donne beaucoup d’enseignement et de modestie ; et cela nous permet de mieux PARTAGER les valeurs de l’intégration africaine ; sous régionale et continentale dans la compréhension de notre diversité culturel, social au profit de notre UNITE qui dévient nécessaire aux jours de la mondialisation, de la globalisation, des Technologies des groupements économiques régionales et continentales tels l’UE, l’ALENA , etc.
Ce séminaire qui fait suite à la 4ème Session Extraordinaire du CIP- UEMOA nous donne l’occasion de lancer un cri de cœur à l’endroit des gouvernants afin qu’ils prennent la mesure des drames et humiliations que subissent les migrants dans leur propre espace sous régional.
Depuis longtemps les nombreux barrages de contrôles routiers, les tracasseries du parcours d’un pays à un autre voisin ont entamé la compréhension de l’intégration africaine.

La résidence également n’est pas chose aisée, ni même envisageable aujourd’hui avec des garanties qui la lie à la libre circulation des personnes et des biens.

L’étranger est vite perçu ailleurs comme la cause des problèmes et très fréquemment l’ont se sert d’eux comme moyen de pression ou d’échanges dans les relations entre pays.

L’Association Malienne des Expulsés profite de cet honneur d’être invitée à cette honorable espace de réflexions et de contributions parlementaires pour soumettre la doléance suivante :

Que les représentants des peuples africains s’investissent davantage dans l’étude du phénomène des migrations, la légifération sur les textes et conventions, le renforcement du contrôle parlementaire sur la gestion politique des flux migratoires.

Tolérons nous pour mieux nous comprendre, acceptons l’autre pour mieux se renforcer telle sont les credo de notre association qui œuvre à l’accueil et au soutien de toute personne expulsée ou refoulée vers le Mali. Non à l’expulsion ; oui à l’intégration en est la devise.
Etant africains, donc issus d’une famille nombreuse au sens social du terme ; nous devons nous sentir libres et égaux en droit et en devoir partout sur le sol Africain.

L’AME ; mouvement de la Société Civile Malienne remercie le Président du Comité Interparlementaire pour sa bienveillance, le Secrétaire Permanant et tous les députés présents ainsi que leurs honorables invités, encourage nos Elus Nationaux à la prospection et aux débats sur le thème de la migration en général et de la sauvegarde du droit du migrants, de l’étranger et du réfugié en particulier. Sur le parcours, en transit ou résident hors de son lieu d’origine ; et se félicite d’appartenir à une nation dont tout le monde connaît la Constitution qui donne une place de Choix à l’INTEGRATION.

Que dire de notre Hymne National sinon qu’il est un appel à toutes les Nations d’Afrique à l’UNION.

L’AME invite tous les peuples d’Afrique à la cause de l’intégration pour Bâtir le Continent.

Bon Séminaire à tous dans l’hospitalité et l’échange des Cultures, pour une Afrique unifiée.

Ousmane DIARRA ; président de l’association malienne desn expulsés(AME)