Revue de presse Italie-Tunisie

Semaine du 07 au 11 mars 2011

[FR]Après une pause d’une semaine, les arrivées ont repris dans la soirée du dimanche 6 mars sur l’île de Lampedusa. Quelques 1 500 personnes sont arrivés au cours de la semaine, la plupart d’entre eux sont tunisiens. Cela porte à environ 8 000 le nombre de migrants débarqués à Lampedusa depuis début février. Le centre d’accueil de Lampedusa est de nouveau surchargé. Habilité pour recevoir 800 personnes, il en accueille autour de 1 500 actuellement. Le gouvernement italien a envoyé des soldats sur l’île pour contrôler les migrants afin qu’ils ne sortent pas du camp (voir article Corriere della Serra).

La LDH, la FTCR, la REMDH et Migreurop ont tenu une conférence de presse vendredi 11 février à Paris, pour rendre compte de l’enquête de terrain qu’ils ont réalisé en Tunisie et en Italie (voir le compte rendu dans le fond de ce document) : Commission d’enquête : Le mouvement migratoire suite à la révolution tunisienne et le traitement réservé aux migrants par les autorités italiennes et françaises.

De son côté, la France a demandé à l’Italie d’assumer « sa responsabilité de pays d’accueil » en maintenant les tunisiens sur son territoire (Claude Guéant, ministre de l’intérieur). D’après le ministre quelques 400 tunisiens ont été arrêtés dans le département des Alpes-Maritimes, frontalier de l’Italie, où les autorités se disent « débordés ». Les associations de défense des droits des migrants soulignent que seulement 335 tunisiens et 2 libyens ont été repérés dans les centre de rétention français, et que l’on est bien des prédictions alarmistes de nos responsables politiques (voir communiqué de presse CIMADE, ASSFAM, Forum Réfugiés, France Terre d’Asile, Ordre de Malte).

Pour ce qui est de l’UE, elle a tenu vendredi une réunion extraordinaire du conseil européen pour définir des orientations de la politique et l’action future de l’UE à l’égard des événements en Afrique du Nord. S’il a été prévu de renforcer les missions de Frontex et d’entamer des discussions avec ces pays pour contrôler les frontières, aucune annonce concrète pour venir en aide aux réfugiés ou aux pays qui les accueille n’a été faite.

1/ Quelle situation à Lampedusa ?

2/ Traitement des migrants tunisiens en France

3/ Quelle réaction de l’UE ?

1/ Quelle situation à Lampedusa ?

AGI News, le 11/03/11

IMMIGRATION : 100 REFUGEES REACH LAMPEDUSA

Encore une centaine de migrants supplémentaires, à bord de 4 bateaux, ont été interceptés par la guardia italienne aujourd’hui.

http://www.agi.it/english-version/italy/elenco-notizie/201103111535-cro-ren1056-immigration_100_refugees_reach_lampedusa

Corriere della Serra, le 09/03/11

Lampedusa, La Russa manda i militari/ Lampedusa, La Russa envoie des militaires

Le ministre de la défense italien a annoncé l’envoi de 200 soldats sur l’île de Lampedusa pour venir en aide aux autorités locales. Plus précisément, ils auront pour mission de patrouiller autour du centre d’accueil de Lampedusa pour s’assurer que les migrants ne puissent pas circuler.

http://www.corriere.it/cronache/11_marzo_09/lampedusa-arrivano-militari-centro-accoglienza_c8e35354-4a70-11e0-8210-720c80ef41f5.shtml

AGI News, le 09/03/11

200 SOLDIERS DEPLOYED TO HELP LAMPEDUSA POLICE

Le ministre italien de la défense, La Russa, a envoyé 200 soldats sur l’île de Lampedusa pour aider les autorités sur place.

http://www.agi.it/english-version/world/elenco-notizie/201103091641-pol-ren1073-200_soldiers_deployed_to_help_lampedusa_police

Le Kapitalis, le 09/03/11

Intensification des flux de migrants clandestins tunisiens vers l’Europe

Après les arrivées de Dimanche soir, 660 tunisiens sont arrivés dans la nuit de lundi à mardi. Au total, 1 500 personnes sont arrivés depuis dimanche soir. Ce chiffre monte à 8 000 depuis les 5 dernières semaines. Le centre e rétention de Lampedusa est de nouveau surchargé avec 2 000 migrants, alors qu’elle ne peut en accueillir que 800.

http://www.kapitalis.com/proximite/53-societe/3012-intensification-des-flux-de-migrants-clandestins-tunisiens-vers-leurope.html

Euronews, le 09/03/11

Immigration clandestine : le centre de Lampedusa surchargé

Actuellement 1450 personnes se trouvent dans le centre d’accueil de Lampedusa. Le centre est normalement habilité à en recevoir 800. Le ministère italien va dépêcher des avions afin de permettre le transfert des migrants vers d’autres centres de la péninsule.

http://fr.euronews.net/2011/03/09/immigration-clandestine-le-centre-de-lampedusa-surcharge/

Agoravox, le 09/03/11

Le maire de Lampedusa poursuivi pour incitation à la haine raciale

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-maire-de-lampedusa-poursuivi-90135

El Watan, le 07/03/11

Environ 6500 Tunisiens ont rejoint Lampedusa depuis la chute de Ben Ali
Les associations de défense des droits des migrants relativisent largement l’alarmisme des dirigeants français et européens. Elles rappellent que les flux migratoires observés jusqu’à maintenant sont minimes et bien loin des flux de migrants incontrôlables promis par l’UE.

http://www.elwatan.com/hebdo/france/environ-6500-tunisiens-ont-rejoint-lampedusa-depuis-la-chute-de-ben-ali-07-03-2011-114895_155.php

Le Point, le 07/03/11

Un millier de clandestins atteignent l’île de Lampedusa

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/un-millier-de-clandestins-atteignent-l-ile-de-lampedusa-07-03-2011-1303507_240.php

France 24, le 05/03/11

Migrant flow resumes to Italy’s southernmost outpost

Près de 800 migrants ont accostés sur l’île italiennes cette semaine. Le trajet en bateau peut-être parfois périlleux puisqu’un pêcheur italien est venu en aide à un bateau à moitié coulé. Il semble que 2 personnes aient disparu en mer. Les autorités italiennes restent persuader que le pire restent à venir.

http://www.france24.com/en/20110305-migrant-flow-resumes-italy-southernmost-outpost-lampedusa-tunisia

2/ Traitement des migrants tunisiens en France

La CIMADE, le 11/03/11

Communiqué commun des cinq associations présentes en centres de rétention

Les 5 associations françaises qui se sont regroupés pour réaliser ce communiqué , dénoncent les déclarations alarmistes des dirigeants (et largement reprises dans les médias), à propos de la potentielle venue de migrants en Europe. Le communiqué rappelle, qu’à ce jour, seuls 335 Tunisiens et 2 libyens ont été recensés dans les centre de rétention français. Alors que pendant ce temps des migrants sont en réel danger en Libye ou à ses frontières. C’est ce qui devrait être la priorité des gouvernements européens. De plus, les associations rappellent qu’il faut faire attention à l’effet d’annonce.
ASSFAM, Forum Réfugiés, France Terre d’Asile, Ordre de Malte, La Cimade

http://www.cimade.org/communiques/3155-Communiqu—commun-des-cinq-associations-pr-sentes-en-centres-de-r-tention

AFP, le 11/03/11

Immigration : 335 Tunisiens en rétention

Une réaction au communiqué de presse des 5 associations présentes dans les centres de rétention.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/11/97001-20110311FILWWW00406-immigration-335-tunisiens-en-retention.php

Migrants at sea, le 08/03/11

Marine Le Pen to Visit Rome and Possibly Lampedusa, to Denounce Lack of EU Migration Controls

Marine LePen, qui a récemment était donné gagnante du premier tour des élections présidentielles de 2012, a annoncé son intention de se rendre la semaine prochaine en voyage à Rome. Elle souhaite se rendre si possible à Lampedusa. L’objectif de son voyage est de dénoncer le manque d’efficacité de l’UE pour « juguler le déferlement migratoire qui frappe l’île de Lampedusa ». Sur son site web, elle manifeste son soutien au maire de Lampedusa qui est poursuivi pour incitation à la haine raciale.

http://migrantsatsea.wordpress.com/2011/03/08/marine-le-pen-to-visit-rome-and-possibly-lampedusa-to-denounce-lack-of-eu-migration-controls/

Rianovsti, le 04/03/11

La France appelle l’Italie à retenir les migrants tunisiens (TV)

Le nouveau ministre de l’intérieur français, Claude Guéant, s’est rendu vendredi 4 mars à Nice pour appeler les autorités italiennes à assumer leur « responsabilité de pays d’accueil », en retenant les migrants tunisiens en Italie, et en acceptant ceux que la France leur renvoie. D’après le ministre, près de 400 tunisiens ont été arrêtés dans le département des Alpes-Maritimes depuis début février.

http://fr.rian.ru/world/20110304/188773846.html

Le Parisien, le 03/03/11

Afflux d’illégaux tunisiens : Guéant à la frontière franco-italienne vendredi

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/afflux-d-illegaux-tunisiens-gueant-a-la-frontiere-franco-italienne-vendredi-03-03-2011-1341469.php

3/ Quelle réaction de l’UE ?

Déclaration du Conseil européen sur la situation en Méditerranée

Le Conseil européen s’est réuni ce jour en session extraordinaire afin d’examiner l’évolution de la situation en Lybie et dans notre voisinage méridional et de définir des orientations et des priorités pour la politique et l’action future de l’UE.
L’UE a affirmé sa volonté de venir en aide aux organisations humanitaires qui œuvrent auprès des réfugiés en provenance de Libye. Evacuer les ressortissants européens et ceux d’autres pays reste une priorité, mais rien est évoqué sur la possibilité de les accueillir en Europe.
L’UE affirme sa solidarité avec les états membres du sud, qui sont les premiers touchés par les mouvements migratoires. Elle encourage donc les états-membre a augmenter les moyens qu’elle fournit à Frontex, en attendant de renforcer ces fonctions.
L’UE annonce d’autre part, que des concertations auront lieu avec les pays de la région pour voir de quelles façons le contrôle des frontières peut être amélioré et des accords mis en place pour faciliter le retour des migrants.
FR : http://www.regards-citoyens.com/article-declaration-du-conseil-europeen-sur-la-situation-en-mediterranee-69111219.html

EN : http://www.ibtimes.com/articles/121924/20110311/libya-eu.htm#ixzz1GKSdlFds

Compte rendu de la conférence de presse du 11/03/2011

« Commission d’enquête : Le mouvement migratoire suite à la révolution tunisienne et le traitement réservé aux migrants par les autorités italiennes et françaises. »

Etaient présents : Omeyya Seddik (FTCR), Claire Rodier (Migreurop), Michel Tubiana (LDH), Mouhieddine Cherbib (FTCR), Sara Prestianni (Migreurop)

La commission d’enquête a été dépêchée par la FTCR, le REMDH, la LTDH et Migreurop et s’est déroulée du 19 au 26 février en Tunisie (Sud tunisien- Zarzis) et en Italie (Lampedusa, Sicile et Rome).

Omeyya Seddik

La presse, au Nord comme au Sud, s’est beaucoup interrogée sur les raisons qui ont poussé ces milliers de Tunisiens à migrer, qui sont ces personnes et quels sont leurs projets ? Plusieurs hypothèses avaient été avancées : le fait qu’il s’agissait de détenus qui avaient pu s’échapper des prisons, ou de partisans de l’ancien régime. L’équipe qui a réalisé la mission a fait beaucoup d’entretiens, tant du côté tunisien qu’italien, et est parvenue à avoir une idée assez claire de qui sont ces migrants, pour l’essentiel tous partis de la même région, le sud-est de la Tunisie. Il s’agit d’un phénomène principalement local.
Il y a différentes raisons pour expliquer ces départs. Une première raison serait l’arrêt du commerce avec la Libye. Le nord de la Tunisie vit beaucoup des échanges des échanges transfrontaliers avec la Libye. C’est aussi une région qui vit beaucoup du tourisme, activité qui du fait de la révolution et des suites s’annonce très compromise cette année. C’est un autre élément explicatif : les personnes qui vivent d’emploi saisonnier ont préférés partir. par ailleurs ce sont des régions qui ont historiquement toujours connu beaucoup de migrations, elle s’inscrivent dans une tradition de départ. Le phénomène n’est pas nouveau. Enfin, autre raison très pratique pour expliquer ces départs, c’est le gel du fonctionnement du dispositif répressif tunisien, avec la chute de Ben Ali. Cela concerne tant le relâchement des contrôles policiers que de la répression judiciaire : la justice tunisienne punit lourdement le fait de tenter de migrer. De ce fait, depuis janvier, la corruption était moins nécessaire pour faire partir un bateau. Le voyage est donc devenu moins cher, moins mafieux et moins dangereux. Certains bateaux s’organisaient même de façon coopérative : un groupe de migrants mettaient leur ressources en commun afin de pouvoir acheter un bateau. Un autre élément important à souligner qui est ressorti des entretiens avec les migrants, c’est que ce sont des personnes qui se reconnaissent complètement dans la révolution en cours en Tunisie.

Claire Rodier

A Zarzis, ville côtière d’où sont partis une grande partie des bateaux débarqués à Lampedusa, la mission a réalisé des entretiens avec des familles de migrants, et aussi des jeunes qui ont toujours le projet de partir. Les impressions se recoupent avec celles évoquées par Omeyya Seddik. Beaucoup d’entre eux n’ont pas ou peu payé le prix de la traversée, certains ont pris la décision au dernier moment, entraînés par la dynamique collective. L’hypothèse des prisonniers en cavale n’a pas du tout été vérifiée. Cette mission a aussi été l’occasion d’enquêter sur un événement peu couvert par la presse : l’accident du 11 février. Il s’agit d’une collision entre un chalutier qui transportait 120 migrants , et un navire de la marine tunisienne. La collision a eu lieu après 16 h de mer, donc déjà loin des côtes tunisiennes. Huit corps ont été repêchés et 23 à 25 personnes sont portées disparues. Selon les témoignages, on a une version différente : pour certains il s’agissait d’une manoeuvre délibérée de la part de l’unité navale de la marine, pour d’autres il s’agit d’un accident. Ce qui est sûr dans tous les cas, c’est que tout n’a pas été mis en œuvre pour venir en aide aux naufragés. Il y a une grande frustration des familles, car aucune enquête n’a été ouverte.
L’équipe en Tunisie a pu, par ailleurs, rencontrer des représentants du ministère de l’intérieur tunisien, de la représentation de l’UE en Tunisie, du HCR et de l’OIM. Pour ce qui est des trois derniers, ils n’ont pu récolter que très peu d’informations auprès d’eux. Comme ils ne sortent pas de Tunis, ils ne savent pas exactement ce qui se passe. Pour ce qui est de l’entretien avec le ministère de l’intérieur, ils ont trouvé leur interlocuteur très prudent dans ses réponses sur le maintien de l’accord migratoire qui existe depuis 1998 avec l’Italie, et l’éventuelle poursuite de la collaboration en matière d’immigration irrégulière. En Tunisie, le verrouillage de la frontière maritime s’appuie sur une réglementation qui empêche les bateaux en dessous d’un certain tonnage de s’éloigner à plus d’une certaine distance des côtes et de quitter la côte en dehors des ports. Après le relâchement conjoncturel des contrôles, ceux-ci devraient reprendre. Le ministère tunisien de l’intérieur a tenu à faire savoir à la mission qu’il ya bien un accord avec l’Italie pour la réadmission des Tunisiens, mais que l’Italie ne lui a adressé à ce jour aucune demande de réadmission. Le représetnant du ministère n’a pu apporter à la mission aucun élément sur le naufrage du 11 février.

Du côté italien, la mission a constaté une grande désorganisation.1 200 personnes ont demandé l’asile. Il a semblé que dans certains cas, inciter les Tunisiens à demander l’asile (malgré les très faibles chances de l’obtenir) était la solution trouvée par les autorités locales pour permettre, à défaut de consignes claires, d’attendre l’évolution de la situation. Dans d’autres cas les Tunisiens ont été transférés dans des centres fermés, sans perspective pourtant de les éloigner. Le ministère italien de l’intérieur n’a pas caché qu’il ne serait pas fâché de voir les Tunisiens partir vers la France, où beaucoup ont de la famille.

Sara Prestianni

Autour de 7000 migrants sont à ce jour arrivés à Lampedusa en Italie. Au début, pour éviter des révoltes, le Gouvernement à choisi la « politique de l’accueil » en laissant le camp de Lampedusa ouvert et en transférant les migrants principalement dans des CARA (centres d’accueil pour demandeurs d’asile). Par la suite, le maire de l’île, à travers une ordonnance médico-sanitaire, a pris des mesures à l’encontre des migrants tunisiens pour les empêcher de circuler sur l’île. Ça devient donc une façon indirecte de les enfermer : ils peuvent sortir du centre mais n’ont pas le droit de circuler sur l’île.

L’attitude du Gouvernement italien dans la gestion de la situation est caractérisée par un certain arbitraire . Alors que certains migrants sont maintenus sur l’île, d’autres sont transférés dans des centres d’identification et d’expulsion (centres fermés, avant expulsion) d’autres en CARA, sans qu’on connaisse les critères qui président à l’une ou l’autre solution. Il y a eu, en Italie, des révoltes dans plusieurs centres au cours de ces dernières semaines. La diffusion de l’information de ces révoltes nous a permis de constater qu’à l’intérieur des CIE il y a avait en moyenne une cinquantaine de Tunisiens par centre.

Une autre proposition assez ambigüe du gouvernement est celle de placer tous les demandeurs d’asile d’Italie qui jusqu’ici sont accueillis dans des CARA, dans un camp situé aux alentours de Catane, MINEO. Dans cette décision, on soupçonne la volonté du gouvernement de transformer tous les centres qui servent actuellement de CARA en CIE, en multiplient ainsi les places d’enfermement dans le pays.

Mouhieddine Cherbib

La destination finale des ces migrants est la France, du fait de solidarités familiales. Il en a rencontré quelques dizaines qui sont arrivés à Paris. A Cannes une circulaire préfectorale appelait véritablement à la traque aux Tunisiens. Même si elle a été retirée, elle témoigne bien du climat qui règne, à l’image des déclarations de membres de la majorité sur les risques d’invasion. Il y a eu un incendie dans le centre de Marseille qui a fait 11 blessés.

Le nombre de Tunisiens placés en rétention, depuis début février, s’élève à 282. On est très loin des chiffres annoncés. La grande majorité d’entre eux ont été relâchés par le juge des libertés car leur arrestation s’était faite en violation avec le droit communautaire.


Documents

Revue de presse Tunisie-Italie semaine du 7 au 11 mars

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