• L’Espagne et le Maroc doivent respecter les droits des enfants migrants

    Ces derniers mois, le nombre de personnes migrantes et/ou demandeuses d’asile tentant d’accéder au territoire européen à travers la dénommée « frontière sud » entre le Maroc et l’Espagne, a nettement augmenté. La fermeture d’autres routes (Grèce, Italie), et la non délivrance de visas pour accéder au territoire européen, ont provoqué en 2017, la multiplication par trois du nombre d’arrivées en pateras sur les côtes espagnoles, mais aussi 249 morts par naufrage dans la zone. À ce jour, en 2018, plus de 520 (...) La suite

  • Garde-côtes libyens vs ONG : l’Italie et l’UE ont choisi leurs alliés

    Communiqué conjoint Migreurop, EuroMed Droits et FIDH
    Depuis fin 2016, l’Italie – soutenue par l’UE – a initié une double stratégie pour mettre un terme aux arrivées de personnes migrantes par la Méditerranée centrale : criminaliser les secours citoyens, et faire à nouveau de la Libye le gendarme de l’Europe. Ces deux dimensions se sont accentuées au cours de l’été 2017 avec l’imposition d’un « code de conduite » aux ONG et la mise sous séquestre des bateaux des organisations récalcitrantes. Dans le même (...) La suite

  • 6 février 2014 : Massacre de Tarajal

    Le permis de tuer des gardes-frontières

    Aujourd’hui, les familles des victimes et leurs soutiens commémorent, pour la quatrième année consécutive, le massacre de Tarajal. Cette date est devenue l’un des symboles tragiques de politiques migratoires qui portent atteinte aux droits et à la vie des personnes en exil.
    Le 6 février 2014, plus de 200 personnes, parties des côtes marocaines, ont tenté d’accéder à la nage à l’enclave espagnole de Ceuta. Alors qu’elles n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres de la plage du Tarajal, la Guardia (...) La suite

  • L’Europe collabore avec un dictateur pour mieux expulser vers le Soudan

    Migreurop demande l’arrêt immédiat de toutes les collaborations initiées par l’Union européenne et ses Etats membres avec la dictature d’Omar El-Béchir et avec tout Etat qui bafoue les droits fondamentaux.
    Lorsqu’il s’agit d’expulser des étrangers jugés indésirables, rien ne semble devoir arrêter l’Union européenne (UE) et ses États membres qui n’hésitent pas à se compromettre avec Omar el-Béchir, le chef d’État du Soudan qui fait l’objet de deux mandats d’arrêt internationaux pour génocide, crimes contre (...) La suite

  • Non-assistance à personne en danger et laisser mourir : les militants identitaires au secours de la politique européenne de contrôle des frontières

    « Collusion avec les passeurs », création d’« un facteur d’attraction », « mise en danger des personnes en migration » : depuis plusieurs mois, les ONG intervenant en Méditerranée pour sauver des vies font l’objet d’attaques et de diffamation de la part de la justice italienne, de l’agence européenne Frontex et dernièrement de l’extrême droite européenne.
    Fin 2016, l’agence Frontex et le consortium militaire européen Eunavfor Med ont ouvert le bal des critiques dans deux rapports internes : les ONG de (...) La suite

  • Lettre ouverte interassociative à l’association ‘Européens sans frontières’ et au réseau de cinémas MK2

    Par la présente, nous, organisations et réseaux de solidarité avec les personnes étrangères, souhaitons vous faire part de notre consternation concernant le court métrage "Eurodame, help" produit par Européens sans frontières et diffusé dans les cinémas du réseau MK2. Celui-ci constitue à notre sens un raccourci mensonger relevant de la désinformation face aux véritables actions de l’Union européenne (UE) et de l’agence Frontex dans la « gestion » des mouvements migratoires.
    Ce film présente une vision (...) La suite

  • Le naufrage du droit d’asile. Des pressions intolérables sur la Tunisie

    Les autorités tunisiennes sont la cible de pressions intolérables de la part de l’Italie et de l’Allemagne. En l’espace d’une semaine, elles ont dû opposer une fin de non-recevoir aux responsables allemandspuis italiensqui envisageraient de renvoyer vers la Tunisie des personnes migrantes et réfugiées. Les questions de sécurité intérieure semblent constituer la pierre angulaire de termes de coopération imposés à la Tunisie sur un terrain qui, pourtant, en est totalement distinct : le droit d’asile. (...) La suite

  • Le Laissez-passer européen, un pas supplémentaire vers l’expulsion à tout prix

    Alors que des hauts fonctionnaires africains et européens se réunissent à Malte les 8/9 février 2017 à mi-parcours du processus de la Valette, l’Union européenne fait un pas de plus pour restreindre la mobilité des personnes migrantes et imposer sa loi aux pays d’où viennent la majorité d’entre elles, sous la forme du « laissez-passer européen », adopté sans bruit en octobre 2016.
    Le plan d’action lancé à La Valette en novembre 2015 par l’UE, ses Etats membres et 35 Etats africains vise à « lutter contre (...) La suite

  • L’Union européenne ne peut pas abolir les hivers : elle doit mettre fin à la politique criminelle des hotspots !

    À partir de quel moment la non assistance à personne en danger devient-elle un crime ? Quel nombre de morts permet de qualifier un crime contre l’humanité ? Ces questions se posent depuis longtemps à propos des milliers de personnes décédées en Méditerranée faute de voies légales d’accès à l’Union européenne (UE). Aujourd’hui, la situation de plus en plus grave de milliers d’exilé·es, pris au piège par des températures glaciales dans les camps grecs et sur les « routes des Balkans », met très directement en (...) La suite