• Cour européenne des droits de l’Homme : l’Espagne et l’Union européenne (UE) pourront faire prévaloir la protection des frontières européennes sur le droit d’asile

    Communiqué collectif

    La Cour européenne des droits de l’Homme (Cour-EDH) vient de rendre une décision favorable aux autorités espagnoles, en entérinant la pratique dite des « refoulements à chaud » des personnes tentant de rejoindre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Alors même qu’une autre formation de la Cour avait condamné l’Espagne en 2017 pour cette pratique illégale, sa Grande Chambre a décidé cette fois que ce pays n’avait pas violé les droits des exilé·e·s qui avaient déjà franchi sa frontière en les (...) La suite

  • Liberté pour Hamza Haddi et Mohamed Haddar

    L’Union européenne doit cesser les incarcérations arbitraires de réfugié·es et de migrant·es

    Déclaration de solidarité
    Nous exprimons notre solidarité envers Hamza Haddi et Mohamed Haddar, qui sont actuellement en détention provisoire à Komotini (en Grèce). Ils sont accusés à tort d’être des passeurs et, à ce titre, risquent une peine de prison de longue durée.
    Hamza Haddi et Mohamed Haddar, tous deux citoyens marocains, ont fui leur pays à la recherche de sécurité et de meilleures conditions de vie. Hamza Haddi, militant politique dans son pays, espérait obtenir le statut de réfugié politique (...) La suite

  • La France renonce à la livraison de bateaux à la Libye : une victoire qui doit marquer un tournant dans la coopération sur la politique migratoire !

    Action Collective

    Le réseau Migreurop salue l’abandon de ce projet et demande à tous les États membres d’interrompre toute coopération policière et militaire avec la Libye.
    Dans le cadre du recours introduit par nos associations devant la cour administrative d’appel de Paris, la ministre des Armées, Florence Parly, vient d’annoncer qu’elle renonçait à la livraison de six bateaux au profit des garde-côtes libyens, livraison que nous contestions. Nous nous félicitons de l’abandon de cette initiative qui aurait fait de la (...) La suite

  • Pour la Cour européenne des droits de l’Homme, tout va bien dans les hotspots grecs

    Action collective

    La Cour européenne des droits de l’Homme vient de rejeter pour l’essentiel la requête dont l’avaient saisie, le 16 juin 2016, 51 personnes de nationalités afghane, syrienne et palestinienne - parmi lesquelles de nombreux mineurs -, maintenues de force dans une situation de détresse extrême dans le hotspot de Chios, en Grèce .
    Les 51 requérant.es, soutenu.es par nos associations*, avaient été identifié.es lors d’une mission d’observation du Gisti dans les hotspots grecs au mois de mai 2016 . Privées de (...) La suite

  • Livraison de bateaux à la Libye : le juge se dérobe. L’impunité pour les "actes de gouvernement", jusqu’à quand ?

    En février dernier, Florence Parly, ministre des Armées, a annoncé l’achat par la France de six embarcations rapides au profit de la marine libyenne pour faire face au « problème de l’immigration clandestine ». Il s’agit de donner aux garde-côtes les moyens d’intercepter en mer les migrants qui tentent la traversée de la Méditerranée et de les ramener dans l’enfer de centres de détention où tous les témoignages nous rappellent qu’ils subissent les pires sévices. En fournissant aux autorités libyennes les (...) La suite

  • « Mourir en mer ou sous les bombes : seule alternative pour les milliers de personnes migrantes prises au piège de l’enfer libyen ? »

    Communiqué du réseau Migreurop

    Le soir du 2 juillet, une attaque aérienne a été signalée sur le camp de détention pour migrant·e·s de Tadjourah dans la banlieue est de la capitale libyenne. Deux jours après, le bilan s’est alourdi et fait état d’au moins 66 personnes tuées et plus de 80 blessées . A une trentaine de kilomètres plus au sud de Tripoli, plusieurs migrant·e·s avaient déjà trouvé la mort fin avril dans l’attaque du camp de Qasr Bin Gashir par des groupes armés.
    Alors que les conflits font rage autour de Tripoli entre le (...) La suite

  • Méditerranée : face à la guerre aux migrant·es, la solidarité ne cèdera pas !

    Communiqué du réseau Migreurop

    Après 17 jours d’attente en mer, des attaques outrageantes et répétées dans les médias de la part du ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini et le silence assourdissant des États européens, Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3, a décidé, dans la nuit du 28 juin 2019, de braver l’interdiction d’accoster dans le port de l’île de Lampedusa afin de sauver la vie de 40 personnes. En entrant dans le port samedi, elle a dû manœuvrer pour éviter un navire de la marine italienne qui lui barrait la route. (...) La suite

  • Guerre aux migrant·e·s : la justice française entérine la coopération de la France avec le gouvernement libyen

    Communiqué

    A l’heure où la Libye est en proie à une nouvelle guerre civile, la France n’a pas hésité à annoncer la livraison de six bateaux pour lutter opportunément contre l’immigration « dite clandestine ». Le tribunal administratif de Paris, saisie par plusieurs associations dont Migreurop, n’y trouve rien à redire.
    Une fois de plus , des juges s’abritent derrière le fait que l’acte de cession relève de la conduite des relations internationales de la France pour se déclarer incompétents à opérer un contrôle de (...) La suite

  • L’État français livre des bateaux à la Libye : des ONG saisissent la justice !

    Communiqué de presse

    Nos huit associations saisissent aujourd’hui la justice pour dénoncer la complicité de la France dans les violations des droits humains en Libye. Elles demandent auprès du tribunal administratif de Paris la suspension d’une livraison d’équipements prévue par le ministère des Armées à destination des garde-côtes libyens compte tenu de doutes sérieux sur sa légalité.
    En février dernier, Florence Parly, ministre des Armées, annonce l’achat par la France de six embarcations rapides au profit des garde-côtes (...) La suite

  • JAI-UE : course effrénée au renforcement de Frontex au détriment des droits fondamentaux

    Le 12 octobre, le Conseil Justice et affaires intérieures discutera de la nouvelle proposition de réforme de Frontex, l’agence européenne des garde-côtes et garde-frontières, deux ans après la dernière révision du mandat en 2016. Peu importe les critiques relatives aux violations des droits inhérentes à ses activités : l’agence est en passe d’acquérir des compétences exécutives ainsi qu’un rôle accru pour expulser depuis les Etats membres et depuis les Etats non européens.
    Le collectif Frontexit réitère ses (...) La suite