• Les mort·e·s en Méditerranée ne sont pas une fatalité !

    La solidarité, dernier rempart face aux politiques mortifères de l’Union européenne (UE)

    Après plusieurs jours d’incertitude et de confusion, le bilan de ce début du mois d’avril en Méditerranée centrale — bien que pour l’heure encore provisoire — est particulièrement funeste : des centaines de personnes migrantes épuisées après avoir été abandonnées plusieurs jours en mer sans aucun secours, 12 personnes mortes de fatigue, de déshydratation ou noyées et plusieurs centaines renvoyées dans l’enfer libyen qu’elles tentaient de fuir à tout prix. Mais alors que l’Europe essaie de faire passer cette (...) La suite

  • UE–Turquie : le cynisme en partage

    Plus que jamais, ce 18 mars 2020, à l’heure où une pandémie se répand, s’en prenant aux populations les plus démunies et les moins protégées, dont les personnes exilées dans les hotspots, aux frontières, ou encore enfermées dans des centres de rétention européens, nous exprimons avec force notre rejet total de cette politique cynique qui n’est rien d’autre qu’une guerre aux migrant.e.s.
    Il y a quatre ans, le 18 mars 2016, était rendue publique la Déclaration « UE/Turquie » par laquelle l’Union européenne (...) La suite

  • À la frontière gréco-turque, la xénophobie et le racisme tuent ! L’Union européenne aussi !

    Depuis plusieurs jours, des personnes meurent à la frontière gréco-turque ! Cette situation est la conséquence directe de choix politiques opérés par les dirigeants européens qui voudraient boucler les frontières de l’Union européenne à tout prix, notamment en sous-traitant à des États non européens l’examen des demandes d’asile et l’encampement des indésirables. Des images insoutenables arrivent quotidiennement, montrant des personnes exilées refoulées ou mises délibérément en danger.
    Pour empêcher leur (...) La suite

  • Une coalition contre les violences aux frontières

    Nous déposerons plainte contre la Grèce et l’UE pour les violations des droits des personnes migrantes et réfugiées fuyant la Turquie
    Ces derniers jours, les violations des droits des migrant·e·s et réfugié·e·s qui cherchent à accéder au territoire européen via la Grèce ont pris une tournure dramatique. Si les violences contre les exilé·e·s atteignent aujourd’hui un niveau inouï, les conditions de cette escalade ont été posées par les dirigeants européens depuis plusieurs années. En 2015, l’Union européenne (...) La suite

  • Violations des droits humains à la frontière gréco-turque : l’Union européenne complice !

    Mobilisation collective

    Les expulsions d’exilé·e·s décidées par la Grèce, qui annonce vouloir les renvoyer non seulement vers la Turquie d’Erdogan mais même dans leur pays d’origine, sans aucun examen de leur situation et de leur besoin de protection, sont insupportables.
    La situation à la frontière gréco-turque est la conséquence de la politique de l’Union européenne fondée sur la fermeture des frontières, l’externalisation de l’asile et le marchandage avec des États sans scrupules.
    La xénophobie, le racisme et leur normalisation (...) La suite

  • Cour européenne des droits de l’Homme : l’Espagne et l’Union européenne (UE) pourront faire prévaloir la protection des frontières européennes sur le droit d’asile

    Communiqué collectif

    La Cour européenne des droits de l’Homme (Cour-EDH) vient de rendre une décision favorable aux autorités espagnoles, en entérinant la pratique dite des « refoulements à chaud » des personnes tentant de rejoindre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Alors même qu’une autre formation de la Cour avait condamné l’Espagne en 2017 pour cette pratique illégale, sa Grande Chambre a décidé cette fois que ce pays n’avait pas violé les droits des exilé·e·s qui avaient déjà franchi sa frontière en les (...) La suite

  • Liberté pour Hamza Haddi et Mohamed Haddar

    L’Union européenne doit cesser les incarcérations arbitraires de réfugié·es et de migrant·es

    Déclaration de solidarité
    Nous exprimons notre solidarité envers Hamza Haddi et Mohamed Haddar, qui sont actuellement en détention provisoire à Komotini (en Grèce). Ils sont accusés à tort d’être des passeurs et, à ce titre, risquent une peine de prison de longue durée.
    Hamza Haddi et Mohamed Haddar, tous deux citoyens marocains, ont fui leur pays à la recherche de sécurité et de meilleures conditions de vie. Hamza Haddi, militant politique dans son pays, espérait obtenir le statut de réfugié politique (...) La suite

  • La France renonce à la livraison de bateaux à la Libye : une victoire qui doit marquer un tournant dans la coopération sur la politique migratoire !

    Action Collective

    Le réseau Migreurop salue l’abandon de ce projet et demande à tous les États membres d’interrompre toute coopération policière et militaire avec la Libye.
    Dans le cadre du recours introduit par nos associations devant la cour administrative d’appel de Paris, la ministre des Armées, Florence Parly, vient d’annoncer qu’elle renonçait à la livraison de six bateaux au profit des garde-côtes libyens, livraison que nous contestions. Nous nous félicitons de l’abandon de cette initiative qui aurait fait de la (...) La suite

  • Pour la Cour européenne des droits de l’Homme, tout va bien dans les hotspots grecs

    Action collective

    La Cour européenne des droits de l’Homme vient de rejeter pour l’essentiel la requête dont l’avaient saisie, le 16 juin 2016, 51 personnes de nationalités afghane, syrienne et palestinienne - parmi lesquelles de nombreux mineurs -, maintenues de force dans une situation de détresse extrême dans le hotspot de Chios, en Grèce .
    Les 51 requérant.es, soutenu.es par nos associations*, avaient été identifié.es lors d’une mission d’observation du Gisti dans les hotspots grecs au mois de mai 2016 . Privées de (...) La suite

  • Livraison de bateaux à la Libye : le juge se dérobe. L’impunité pour les "actes de gouvernement", jusqu’à quand ?

    En février dernier, Florence Parly, ministre des Armées, a annoncé l’achat par la France de six embarcations rapides au profit de la marine libyenne pour faire face au « problème de l’immigration clandestine ». Il s’agit de donner aux garde-côtes les moyens d’intercepter en mer les migrants qui tentent la traversée de la Méditerranée et de les ramener dans l’enfer de centres de détention où tous les témoignages nous rappellent qu’ils subissent les pires sévices. En fournissant aux autorités libyennes les (...) La suite